Une thèse de la France criminelle contre le Falcon 50 présidentiel rwandais Habyarimana

Redigé par NDJ
Le 14 décembre 2017 à 03:05

Lèvera-t-on jamais le voile qui couvre les criminels qui ont abattu l’avion du Général-Président Juvénal Habyarimana au cours de la petite soirée du 6 avril 1994 ?

Au moment où les cercles proches du Gouvernement français d’alors font tout pour incriminer le FPR-Inkotanyi alors dans la guerilla pour le simple fait qu’il était l’opposant farouche au Gouvernement rwandais avec lequel il tentait de signer les Accords de partage du pouvoir à Arusha, des faits plus parlants accusent certains officiels et militaires français de mèche avec le pré carré rwandais dit l’Akazu d’être les principaux instigateurs de cet attentat.

Un coup fin prêt avant le départ du Président Juvénal Habyarimana à Arusha

Des observateurs ayant visionné un actuellement introuvable court métrage de 20 à 25 minutes tourné au moment où feu le président Juvénal Habyarimana sur le talmac de son Falcon 50, avion présidentiel, ont vu comment deux officiers de haut rang ont été tancés par le Chef d’Etat et obligés de force d’entrer dans l’avion en partance à Arusha/Tanzanie pour la conclusion des accords de paix entre le Gouvernement rwandais d’alors et le FPR Inkotanyi dans la guerilla. Il s’agissait du Col. Elie Sagatwa et du Maj. Thaddée Bagaragaza.

“Entrez dans l’Avion Messieurs”, a alors invective feu le president Juvénal Habyarimana. “L’avion est plein Mr le Président”, ont rétorqué les deux hauts grades. Ce voyant, “Je vous ordonne de monter à bord, a vitupéré le Président.
C’est ici que les observateurs trouvent que les deux officiers du pré carré du Régime savaient tout de l’attentat qui devait arriver au retour de cette mission.

L’Elysée ou Paul Barril, principal organisateur de l’attentat ?
S’il est vrai que le FPR avait été longtemps l’ennemi à abattre par Habyarimana et vice versa, le Président a commis une erreur obligée de signer les Accords d’Arusha le 4 Août 1993 consacrant le partage du pouvoir entre le Front Patriotique Rwandais et le Gouvernement rwandais de ce temps-là.

Ce dernier s’est fait trop d’ennemi. L’Elysée de Mitterrand commençait-il à penser à remplacer mort ou vif le Président Habyarimana et à introniser un member de l’aile dure d’Akazu ?

D’autres témoignages accablants attestent qu’au retour d’Arusha en cette soirée du 6 avril 1994, un opérateur français de la tour de contrôle de l’Aéroport de Kanombe demandait à l’équipage du Falcon 50 présidentiel de confirmer ou d’infirmer si le Président Burundais Cyprien Ntaryamira se trouvait à bord. “A l’affirmatif, il aurait gromellé entre ses dents : - Ah Tant pis alors, ils seront deux au lieu d’un !”
Un député rwandais qui suit de très près cette affaire donne un autre élément indiscutable qui incrimine trois français des services de la DGSE/Direction Générale Française des Services de Renseignements Extérieurs.

“Dans la période menant au génocide, ils étaient trois, deux hommes et une femme, logeant tout près du CND, l’actuel Parlement rwandais. Ce sont eux les trois corps qui ont été découverts dans l’entrepôt de l’aéroport de Nairobi dans les cercueils bâchés dans un drapeau français aux côtés de dix cercueils des dix Casques Bleus Belges abattus de sang froid par les sbires du régime”, a-t-il dit.

Qui sont ces trois corps ?
La source dit qu’il s’agit sans contredit ceux des trois espions français dont deux ont tiré et explosé l’avion présidentiel le Falcon 50.

“Il n’était pas facile d’abattre ce Falcon 50 présidentiel du constructeur français Dassault. Il fallait des experts français qui en avaient le secret. Deux tireurs devaient tirer les deux missiles en même temps sans quoi, ils ne pouvaient pas le faire exploser”, a dit le député sous couvert d’anonymat, citant les conclusions du Rapport Trévidic bien rangé dans le secret des tiroirs français établissant des responsabilités de l’attentat du Falcon par des forces autres que celles du FPR.


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